Posté le 30 janvier 2024 par La Rédaction

Le capitaine du XV bressan vient de franchir la barre symbolique des 100 matchs.

Tu es arrivé en tant que joker début janvier 2019 et, cent matchs plus tard, tu es toujours Violet !

C’est une grande fierté que d’avoir eu la chance et le mérite de porter cent fois ce maillot.

Quel souvenir gardes-tu de ton premier match ?

J’arrivais de Grenoble, une adoption éclaire. C’était contre Biarritz en Pro D2. On a gagné après une fabuleuse seconde période.

Ton meilleur souvenir, tout confondu ?

Il y a le match contre Brive où personne ne nous attend, et où l’on gagne dans une fin de match renversante ! Il y a les remontadas aussi contre Grenoble (et les copains en face) et Agen (pour les 120 ans du club).

Et le plus dur ?

Quand nous battons Béziers avec le bonus, ce qui aurait dû nous sauver, mais que le bonus d’Aurillac nous condamne à la descente… Et puis la défaite à Grenoble.

Quelle(s) différence(s) fais-tu entre les méthodes Estebanez et Savey ?

Il n’y pas de méthode magique. À mon sens, un club comme Bourg a besoin de garder son identité locale forte. Cela a peut-être été une limite avec Fabrice : il y avait un décalage entre sa vision et l’ADN du club. Disons que l’une est portée vers l’individu, l’autre davantage vers le collectif.

L’apport du nouvel entraîneur des avants ?

Jonathan Elgoyhen est arrivé à un moment-clé. Après le départ de Fabrice et de Julien, nous, les avants, avons pris nos responsabilités en nous autogérant. Cela a plutôt bien marché au début, mais ça a ses limites… Jo a apporté un vent de fraîcheur et un cadre permettant à chacun de se recentrer sur son job.

Comment définis-tu le rôle d’un capitaine ?

Je me vois mal demander des choses aux gars si je ne suis pas moi-même exemplaire au niveau de l’engagement. Je veux donner aux gars l’envie de venir avec moi au combat. Avec l’année et demie que l’on vient de passer, on se rend compte que le groupe est sain. Si ça n’avait pas été le cas, il aurait explosé !

Tu prépares tes discours ou tu improvises ?

Je réfléchis aux thèmes à aborder, mais je ne prépare pas mes phrases. Je pense que je pourrais essayer de plus les travailler, mais j’aime bien parler avec le cœur.

Le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

Quentin Drancourt.

Tu mesures 1,88 m : pourquoi tu n’as pas plutôt joué au basket ?

Ma mère vient du basket, mon père du rugby. Mon petit frère a un peu équilibré les choses en pratiquant le basket ! J’aime bien aller voir jouer la JL en Coupe d’Europe. Ils ont réussi à bâtir quelque chose de fort.

Tu es titulaire d’un DUT Génie thermique et d’un master 2 Management stratégique des achats (Desma). Tu vois comment l’après-rugby ?

J’ai toujours voulu pousser les études pour préparer l’après, mais aujourd’hui, je ne peux pas dire ce que je veux faire. Je fonctionne beaucoup aux opportunités de vie, et ne veux pas me fermer de portes.

Tu peux nous parler d’Émilie ?

C’est ma fiancée, depuis le 21 décembre. C’est une très belle personne, pleine de générosité, qui fait les choses à fond. On se complète tous les deux. Si l’on devait comparer, je serais la glace et elle le feu. Elle est ingénieure en agroalimentaire.

94