Posté le 30 octobre 2024 par La Rédaction

Richard Savey, manager de l’USB, revient sur son management et ce début de saison plus compliqué que prévu.


La saison dernière, qu’est-ce qui a été le plus difficile : redonner confiance aux joueurs ou installer un plan de jeu ?
La priorité, c’était vraiment de redonner confiance aux joueurs ! Il fallait qu’ils se sentent mieux et qu’ils retrouvent cette confiance pour performer sur le terrain.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le management ?
C’est de gérer un groupe de 40 personnes. Il faut leur transmettre une vision commune du jeu que l’on souhaite mettre en place et leur montrer comment l’appliquer sur le terrain. Mais pour cela, il faut que les joueurs se sentent bien. Ils doivent comprendre où on veut les emmener, comment on y va, et ce que l’on met en place sur le terrain pour atteindre cet objectif. La stratégie, c’est d’avoir un projet qui parle à tout le monde.

Comment expliquez-vous ce début de saison compliqué ?
Ce début de saison ne reflète pas ce que nous avons vécu en fin de saison dernière. Il faut comprendre que les choses prennent du temps à se mettre en place. Ce n’est jamais linéaire. Nous avons gardé notre ligne directrice, mais il y a encore des ajustements à faire. Je suis convaincu que si nous avions accroché le match nul lors du premier match contre Rouen, cela aurait eu un impact positif sur l’équipe. L’USB est un club avec des attentes élevées.


Est-ce que l’équipe actuelle est prête pour jouer le top 6 ?
L’équipe n’est pas encore tout à fait mûre, surtout avec l’intégration de nombreux jeunes joueurs, mais le potentiel est là. Cela prend juste un peu plus de temps. Le fruit du travail commence à se voir, notamment lors du match contre Massy, où nous avons eu des certitudes. Maintenant, il faut réussir à reproduire cela à l’extérieur. Nos objectifs restent réalisables. Je suis ambitieux et optimiste. Je refuse que l’on se contente de viser le maintien. Mathématiquement, rien n’est joué, et nous allons continuer à progresser. Avant le match contre Massy, vous avez ressenti le besoin de vous exprimer face aux critiques sur les réseaux sociaux.

Le message est-il bien passé, au vu du soutien du public à Verchère ?
Je comprends que certains puissent être déçus ou frustrés par notre début de saison. Je voulais leur rappeler que le staff et les joueurs travaillent dur pour améliorer la situation. Il faut faire preuve de patience, même si c’est difficile dans notre société. Je suis toujours ouvert au dialogue avec eux. Le soutien reçu contre Massy a été une vraie bouffée d’air, et cela a redonné le sourire à tout le monde.

Le match contre Massy pourrait-il être un déclic ?
Ce soir-là, les supporters ont vu une véritable équipe sur le terrain. Nos supporters sont capables d’accepter une défaite si, en retour, ils sentent que nous avons tout donné. Peut-être y avait-il un décalage entre notre perception, où nous pensions que les joueurs ne se cachaient pas, et celle du public en termes d’engagement. C’était bien de leur montrer cette vaillance. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas ressenti un tel soutien. Nous sommes dans une phase de reconstruction globale du club. Les résultats sont importants, mais il faut aussi que le club se structure et se développe, quitte à ce que cela signifie rester encore quelques saisons dans cette division. Nous devons retrouver de la stabilité et de la sérénité.

Comment voyez-vous la suite jusqu’au match retour ?
L’objectif est de continuer à grappiller des places au classement et de progresser match après match. Nous ferons un point mi-décembre, lors du match retour contre Rouen. Je ne veux pas fixer de nombre de points, ce n’est pas de la langue de bois, mais nous sommes réellement dans une dynamique de match après match. Nous n’avons pas encore suffisamment de certitudes pour viser autre chose.