Posté le 20 mars 2025 par La Rédaction

Deux ans tout juste après l’EP, Nnawa sort son album. Et, avec lui, évacue ses angoisses. En tout cas les explore… C’est le sens de The Biggest Part of Me, le sens aussi de la musique pour l’artiste, dont les chansons ne sont « jamais des résolutions ; plutôt des pistes de réflexion« . Comme pour apprivoiser les sujets qui la hantent. La peur de la solitude, devenue trop lourde à porter seule… L’envie, celle qui rend aigre, malheureux, et dont Nnawa s’est saisie pour interroger la quête de satisfaction à l’heure où l’on refuse le compromis. C’est en français d’ailleurs, et pour la première fois, que l’artiste s’exprime dans Les Détours. Non sans appréhension. Parce qu’ici chaque mot, chaque intention est compris(e). Une épreuve pour Nnawa qui s’expose, et brandit sa vulnérabilité comme une force. De celles puisées dans la sororité. L’artiste propose dans ses textes une voie parallèle à celle prescrite par les réseaux, préférant mille fois l’imperfection vraie au reflet lisse et vicié des gens qui paraissent. Être vulnérable, accepter, même célébrer des émotions qui prennent une place énorme, et surtout savoir quoi en faire. Telle est la quête de l’artiste avec cet album venant clôturer un chapitre et en ouvrir un nouveau, après la crise identitaire endurée le temps de rétablir le bon fonctionnement de ses cordes vocales et d’être sûre de pouvoir chanter encore… Forte d’un instrument de musique – sa voix – redevenu fonctionnel, Nnawa propose, aux côtés toujours des beatmakers Adrien Fagot et Baptiste Chambrion, un registre protéiforme, au carrefour de la soul, de l’électro et du hip-hop. « Plusieurs titres ont déjà été joués l’an dernier, mais tous ont depuis fait l’objet d’un gros arrangement. » Le trio s’est quant à lui formé auprès d’un coach scénique, pour offrir un vrai spectacle à son public : « On se sent prêts« . Et il le faudra, car les rendez-vous, déjà, sont nombreux dans l’Ain. Notamment à la Tannerie, ce 28 mars pour la sortie de l’album, cet été à Musicollines et aux Vendredis du Revermont, jusque sous le cloître de Brou pour le festival À la folie. Des scènes support au disque qu’elle et le trio ont pris le pari de produire, comme le souvenir palpable des émotions senties ces soirées-là en concert. « C’est une réalisation physique. » Dans tous les sens du terme.

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©Laure Blanc

Release party
Vendredi 28 mars, à 20 h 30 à la Tannerie
Tarif : 5 €