Posté le 30 janvier 2024 par La Rédaction

Un an que Barracuda avait pris la poudre d’escampette lors d’une balade à Jasseron… Un an, donc, que le malheureux errait dans le secteur, sans que personne n’arrive à le récupérer. Mais c’était sans compter le piège de Laurence qui, en 15 minutes, a permis de récupérer l’animal qui, plus tard, a été enfin remis à son propriétaire. Une belle histoire comme de nombreuses autres signées Capture Yala.

De sa passion pour les chiens, elle a fait le moteur de son activité. Capture Yala, c’est son nom, c’est l’aventure de Laurence Simon, Jurassienne et bénévole auprès de la SPA de Pontarlier, partie un jour à la recherche de Yala. Depuis le cas de cette chienne en fugue, Laurence s’est donné pour mission de venir à la rescousse des familles à court de solutions pour retrouver leur animal. « Sur des animaux peureux, avec un passé de maltraitance par exemple, il peut suffire d’une porte ouverte. » Recherches s’ensuivent, souvent infructueuses. « La pire erreur que l’on puisse faire, sur ce profil de chien, est de faire une battue. Lui courir après l’effraiera encore plus. Il faut juste lui foutre la paix et mettre un point de nourriture. » Soit le laisser prendre ses habitudes et le fixer sur un territoire donné avec des rations posées régulièrement au même endroit. « On constate souvent la mise en place d’une chaîne solidaire entre habitants. » Qui parfois ne suffit pas, le chien persistant à ne pas se laisser approcher. Toujours, alors, au détour d’une conversation, dans le flot des commentaires d’un post Facebook… vient le nom de Capture Yala. Le dernier recours, pour le dernier espoir. Un appel à l’aide auquel, bien sûr, répond Laurence. Ce, quel que soit le lieu d’intervention. « Il m’est arrivé de descendre jusqu’à Marseille. Ou d’aller en Normandie ! » Alors elle débarque dans son camion, avec son matériel. Une cage-trappe qui, stratégiquement placée et correctement actionnée, permet de récupérer l’animal errant. « Je l’ai mise au point de sorte que la porte ne s’abaisse que quand je donne la commande. Des caméras reliées à mon téléphone m’envoient une alerte dès que le chien est entré. J’attends qu’il soit bien au fond pour déclencher la fermeture de la porte. » La dépose de nourriture à proximité – avec parfois une avancée de quelques centimètres par jour – puis dans la cage suffit la plupart du temps à attirer, donc capturer, le fugueur. « Mais il ne faut pas qu’il ait déjà fait l’expérience de la cage ; en élevage par exemple, ou en voyant se faire capturer un chat ou tout autre animal par ce procédé. Sinon, il se méfie et n’ira pas lui-même. »

Capture à durée indéterminée

Laurence ne sait jamais combien de temps va prendre chaque intervention. « Ça peut aller de moins d’une heure à plusieurs semaines. Auquel cas on enchaîne les nuits blanches… » On, c’est elle et toujours un bénévole à ses côtés. Avec l’aide bienveillante des locaux qui surveillent et aident comme ils peuvent à l’opération de sauvetage : « Ça fait de belles histoires. On rencontre des gens formidables. Les retrouvailles de l’animal avec son maître sont émouvantes, tout le monde pleure ! » Au gré de ses missions d’assistance, Laurence découvre aussi l’histoire des personnes, la nature de leur relation avec l’animal, leur attachement mutuel… « Toute une dimension sociale que je n’avais pas forcément anticipée. Mais passionnante. » Depuis un an et demi, pas moins de 40 chiens ont été rendus à leur famille. Des retours, qui ne vont pas sans quelques recommandations de Laurence qui préconise notamment d’utiliser un harnais à trois points pour éviter que le chien ne s’en retourne vagabonder… « J’en ai toujours un dans la voiture au cas où. » D’assortir avec un collier GPS, pour situer le chien. Et d’abandonner la laisse enrouleur qui, si le chien s’enfuit au cours d’une balade, peut se coincer dans une souche et l’empêcher d’avancer. Ou pire. Pour ses prochaines interventions, Laurence va investir dans un drone. « On l’utilisera seulement pour les recherches de jour. De nuit il faut des autorisations. » De quoi couvrir plus large et se donner plus de chances de mettre rapidement l’animal en sécurité.

Capture Yala
Laurence Simon & 07 88 58 79 44
www.captureyala.fr
Pose piège trappe + caméras 200 €
Frais de déplacement / km : 0,70 €


Des chiens sur le ring

Le club du chien de Bourg, présidé par Max Goujon, va accueillir un des huit sélectifs ring en vue de la finale du championnat de France. « Le club burgien compte 181 adhérents répartis dans plusieurs disciplines, dont l’école du chiot, l’agility, et donc le ring qui allie le plat avec des sauts et exercices d’obéissance, et le mordant dont le but est de mettre en valeur les qualités caractérielles et physiques du chien », explique Jean-Louis Bardet, moniteur d’obéissance, qui donne des cours aux propriétaires de chiens en présence de leur animal.

Samedi 2 et dimanche 3 mars
461, chemin de Curtafray
Bourg-en-Bresse
Ouvert au public, gratuit