Posté le 1 décembre 2022 par La Rédaction

Sucrée ou salée, la châtaigne est un aliment santé. On la sort de sa bogue à l’automne, on l’attrape et on la mange.

Pour apprécier le goût subtil de la châtaigne, le mieux est de la faire griller au feu de bois, dans une poêle trouée. Percer l’enveloppe afin de ne pas faire éclater les fruits. Il est aussi possible de la cuire à la vapeur, à l’eau ou au four.


La châtaigne vue de l’intérieur
La châtaigne est riche en minéraux et oligo-éléments. La liste de ses bienfaits est longue : elle contient du calcium, du fer, du zinc, du magnésium, des vitamines A, E, B (notamment la B6 connue pour ses propriétés relaxantes) et C. Elle est également riche en lipides, mais en bien plus faible proportion que les noix. La châtaigne renferme des fibres, elle est excellente pour le transit intestinal. C’est également un coupe-faim intéressant. Grâce à ses acides gras, elle va aussi réduire le mauvais cholestérol. Alors, pourquoi n’en mange-t-on pas davantage ? La châtaigne souffre encore d’une mauvaise image, celle du fruit de l’arbre à pain, considéré comme le repas du pauvre aux pires heures de notre histoire. La France produit pourtant 13 000 tonnes de châtaignes par an. Nous en mangeons en moyenne 300 grammes par habitant.

Les différentes nuances de châtaignes
Tout se mange dans la châtaigne, ou presque. Les feuilles de châtaignier peuvent servir à préparer des infusions destinées à calmer la toux. D’ailleurs, les abeilles, qui raffolent des fleurs de châtaignier, nous offrent un miel de caractère capable d’adoucir les maux de gorge. Son seul bémol ? La châtaigne est riche en amidon, pouvant causer des troubles digestifs si vous êtes sensible. Pour les mêmes raisons, il faut éviter de la donner aux enfants de moins de 3 ans. La châtaigne est aussi la reine du sans gluten, idéale pour les allergiques ou intolérants. La farine de châtaignes se prête en effet à toutes les envies : crêpes, gâteaux, sauces, muffins, pain d’épices…
En purée, en gratin, en mousse, en velouté, usez et abusez de la châtaigne fraîchement récoltée à l’automne. Cela vous permettra de patienter jusqu’à Noël pour déguster avec gourmandise les marrons glacés ou, devrait-on plutôt dire, les châtaignes glacées.


Le bon conseil :

Penser à enlever la fine peau qui recouvre la châtaigne pour gommer son amertume !


Le « classique » : le marron glacé

  • 300 g de marrons décortiqués, en boîte ou congelés
  • 450 g de sucre blanc
  • 450 ml d’eau
  • 1/2 gousse de vanille
  • Repos : 4 jours

Préparation :

Déposer les châtaignes, décortiquées et débarrassées de leur peau, dans une
casserole d’eau froide, puis laisser cuire à faible ébullition pendant 10 minutes. S’ils sont trop cuits, ils se réduiront en purée. Les rafraichir dans de l’eau très froide.

Faire chauffer sur feu moyen l’eau et le sucre. Quand le sucre devient translucide, augmenter le feu. Lorsque la préparation bout, ajouter la gousse de vanille fendue et laisser à ébullition encore 3 min pour
former un sirop.

Incorporer les marrons. Lorsque l’ébullition reprend, laisser 1 min à frémissement. Éteindre le feu et laisser reposer le tout 24 heures. Égouttez les marrons et réservez le sirop.

Porter ce dernier à ébullition 2 min. Versez-y les marrons et laisser frémir 2
min avant de couper le feu. Répéter ces opérations les 3e et 4e
jours. Le quatrième jour, laisser les marrons refroidir et sécher à l’air libre pendant quelques heures (les saupoudrer d’un peu de sucre glace).