Posté le 2 novembre 2023 par La Rédaction

Si les métiers de salle connaissent depuis quelques années un désamour de la part des jeunes, ils demeurent un secteur au cœur duquel toutes les aventures sont permises. Voyages, découvertes, clientèles diverses, entrepreneuriat, mais aussi stabilité et reconnaissance du travail fourni, tout y est. Nous sommes partis à la rencontre de trois professionnels, racontant chacun leur vérité du métier.

Alain Pichon : Directeur de salle 3 étoiles

Évoluant au sein du restaurant Georges Blanc à Vonnas depuis 1986, Alain Pichon est de ces hommes qui ont su faire carrière. Entré comme commis dans la brigade de salle du chef triplement étoilé, il a peu à peu gravi les échelons, construisant en parallèle sa vie familiale à Vonnas. Au cours de ces années, il a également vu évoluer le métier, s’ouvrant à de nouvelles pratiques de management. « Quand j’ai débuté le métier, le commis n’approchait pas la table et ne parlait jamais au client. Il se contentait de faire les allers-retours avec les plateaux entre la cuisine et la salle. Cette époque est révolue, nous souhaitons désormais briser cette barrière et offrir la possibilité à ceux qui le souhaitent, et montrent leur implication, de pouvoir grandir dans la maison. Dans les années 80, l’évolution était très lente. Les jeunes d’aujourd’hui souhaitent au contraire brûler les étapes. Nous nous devons de trouver ensemble le juste milieu qui permettra aux professionnels de s’épanouir en restauration. » Accueillant chaque jour touristes, personnalités, gastronomes et clients venus célébrer une grande occasion, Alain adapte son ton à chaque table, jouant d’humour et de finesse pour offrir toujours le meilleur des services. Preuve en est que carrière, stabilité et restauration ne sont pas toujours en désaccord.

Émilie Mendes Maître d’hôtel à domicile

Méconnu du grand public, et pour cause, le maître d’hôtel à domicile est un peu la fée de vos événements privés. Une date à célébrer, des invités dont vous souhaitez profiter… Et si vous vous faisiez servir à la maison comme au restaurant ? À son compte depuis début 2023 après 12 ans de restauration, Émilie Mendes décortique pour vous son rôle à votre service, au côté de ses confrères maîtres d’hôtel. « L’idée, c’est que le client se laisse porter. En arrivant, nous nappons et dressons la table, préparons le pain, les boissons, les mises en bouche. Nous pouvons également choisir les vins avec le client en fonction du menu. Nous accueillons les invités à leur arrivée, prenons les manteaux, leur apportons un apéritif et réalisons le service tout au long du repas, incluant le dressage des plats selon le nombre d’invités. Plus besoin de se lever pour surveiller si la casserole brûle, si le fromage a été sorti à l’avance ou si le vin de dessert est au frais. Plus besoin non plus de passer deux heures en cuisine à nettoyer quand les convives sont partis. Le maître d’hôtel s’occupe de tout ! » Conjuguer un service haut de gamme et l’intimité de votre salle à manger, c’est possible. Et pour moins cher qu’au restaurant, à menu équivalent. À tester ! Tarifs et horaires à définir selon votre événement, possibilité de mobiliser plusieurs maîtres d’hôtel et chefs à domicile.

Yves Cally Maître d’hôtel du Conseil départemental

Entré au Conseil départemental pour la gestion des réceptions et événements en tous genres il y a maintenant 32 ans, Yves n’en est jamais reparti. Passionné par l’hospitalité depuis sa jeunesse, il a œuvré sa vie durant sur tous les fronts aindinois possibles et imaginables. Homme de l’ombre que tout le monde reconnaît, il apprécie le devoir de discrétion que le service lui impose, mais aussi l’aspect collectif du métier. « Je travaille en équipe, avec des gens très doués qui ont en commun l’envie de bien faire. Travailler, apprendre, servir et avoir le sourire en toute circonstance, pour le client mais aussi entre nous. » Une alchimie entre les talents qui permet la réussite de l’événement, qu’il se passe à table ou en cocktail. « Je voudrais également dire à ceux qui liront cet article que l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle est tout à fait possible. Certains restaurants n’ouvrent que 4 jours par semaine, d’autres adaptent leurs horaires, font des roulements dans les équipes. La profession s’est adaptée et il est toujours temps de rejoindre ce beau métier. »