Posté le 7 mai 2021 par La Rédaction

Alexis Lalarme membre du staff de l’USBPA observe les entraînements depuis le ciel avec son drone.

Il est midi et les violets finissent leur entraînement par une opposition à haute intensité, sous le regard d’un…drone. Celui qui pilote cet objet volant identifié, c’est Alexis Lalarme, membre du staff violet depuis 2017 « c’est un fabuleux outil », explique le jeune homme et démonstration à l’appui, le confirme avec l’image d’une mêlée parfaitement retranscrite « qui permet de disséquer chaque posture des 16 participants à cette lutte collective. »

À 28 ans, ce bourguignon baigne dans l’ovalie depuis plus de 20 ans. « J’ai dé- buté à l’école de rugby de Beaune à l’âge de 10 ans ». Très vite, il évolue au sein de l’entente d’élite du territoire, l’ABCD XV où il joue en juniors Crabos puis Reichel. À l’issue, il s’entraine avec l’équipe fanion de Dijon en Fédérale 1. Le garçon a intégré le sports-études, obtenu un Bac ES poursuivi par deux ans de fac de Sport. « Mais ce cursus ne répondait pas totalement à mes attentes » explique celui qui a exprimé très vite l’envie d’entrainer « pour comprendre le rugby autrement »… ça tombe bien, Alexis est sollicité par le club de ses débuts, Beaune, qui évolue en Fédérale 2 et qui lui propose un cursus d’éducateur-joueur. Il délaisse les bancs de la fac et, tout en participant à la structuration de la filière jeunes du club Beaunois, il obtient les brevets fédéraux rugbystiques, valide un BPJEPS Sport collectif option rugby, lui permettant d’intervenir dans des milieux scolaires puis un DEJEPS (Diplôme d’État d’Entraîneur de rugby) « qui me permet d’entrainer jusqu’en Fédérale 1 ». Pas mal pour quelqu’un de 24 ans. Sauf qu’en tant que joueur, le demi de mêlée voit le plaisir diminuer. Finalement, c’est une rupture des ligaments croisés du genou qui le propulse un peu plus vers de nouvelles aventures… C’est le moment où l’USBPA est en plein renouvellement de son staff et souhaite renforcer les compétences dans le domaine de l’analyse vidéo. « Je prépare la synthèse du jeu de l’adversaire, les axes pour s’appuyer sur des opportunités, à partir des 3 voire des 5 derniers matchs, tout cela résumé en « petits clips » de 30 minutes ». Ensuite, ces séquences sont mises en commun avec le staff puis « présentées aux joueurs dans des briefings collectifs ou séparés ». Et pendant les matchs alors ? « À Verchère nous disposons de 3 caméras : 2 en tribune honneur pour disposer d’un plan large et d’un plan serré et une autre côté CGT ». Et grâce à un logiciel de découpage, Alexis œuvre en temps réel. Ainsi, Yoann Boulanger et Laurent Grappin (l’entraîneur de la mêlée) peuvent venir renforcer une observation en tribunes image à l’appui, et peuvent s’en servir pour adapter leur discours le cas échéant. De son côté, au bord du terrain, Thomas Choveau peut en faire de même grâce à une tablette. Après les rencontres, Alexis met à disposition le match aux joueurs via une plate-forme interne ainsi qu’aux entraîneurs, puis il revoit la rencontre sous différents aspects, cela donne une valeur ajoutée : statistiques des passes, duels, plaquages, une plateforme soutiens tout ceci, découpé par joueurs et prêt dès le lundi matin. « En séquençant les actions par joueur cela me permet d’étoffer mon analyse individuelle, de développer les points faibles des joueurs et d’accentuer leurs points forts sur le terrain via les ateliers de technique individuelle. Ils sont de plus en plus friands de tout cela : cela crée de l’interaction, du lien voire des débats animés ».

Du rugby à la visite virtuelle de bien immobilier

Cette vision 2.0 de l’ovale, a été développée au sein de son entreprise « Eye Vision Concept » histoire de préparer l’avenir « car les carrières dans le rugby sont de plus en plus courtes. J’ai commencé par proposer mes services pour des montages de CV vidéos pour les joueurs voire les agents, mais aussi du travail de vidéo voire de communication pour les clubs amateurs ». Puis la crise sanitaire est passée par là et Alexis a imaginé des visites virtuelles de biens immobiliers grâce à une caméra 360° que l’on peut retrouver en ligne à la fois sur son site et sur celui des agences ou bailleurs avec qui il collabore comme Bourg Habitat ou ORPI. « On peut se balader dans la maison ou l’appartement comme si on était à l’intérieur. » Face au succès rencontré, il envisage de développer d’autres projets comme la visite des structures sportives de la ville : Ekinox, Verchère ou encore le centre de formation du FBBP.